⚡ La réponse en bref

Après un accident du travail, vous pouvez partir dès 60 ans sans décote si votre taux d'incapacité permanente atteint 20 %, et jusqu'à 2 ans avant l'âge légal entre 10 et 20 %, sous conditions. Votre rente se cumule avec la pension, et vos arrêts indemnisés valident des trimestres.

Et dans votre cas ? Le simulateur applique les règles 2026 à votre carrière : âge de départ, décote éventuelle, pension de base et complémentaire.

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60 ansDépart possible avec 20 % d'incapacité
Taux pleinSans décote, même sans tous les trimestres
60 joursD'arrêt indemnisé = 1 trimestre
CumulRente et pension se cumulent

La retraite pour incapacité permanente

C'est le dispositif central, et l'un des plus méconnus. Après un accident du travail ou une maladie professionnelle, votre caisse vous reconnaît un taux d'incapacité permanente. Ce taux ouvre un droit au départ anticipé.

Taux d'incapacité permanenteDépart possibleConditions
20 % et plusDès 60 ansIncapacité liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle
Entre 10 et 20 %Jusqu'à 2 ans avant l'âge légal17 ans d'exposition à des facteurs de risque et avis d'une commission (sauf pour certaines maladies professionnelles)

Dans les deux cas, la retraite est versée au taux plein : aucune décote ne s'applique, même s'il vous manque des trimestres. C'est une différence majeure avec un départ ordinaire avant d'avoir tous ses trimestres.

Votre rente continue d'être versée

La rente d'incapacité permanente n'est pas une avance sur votre retraite : elle se cumule avec elle, sans plafond. Elle n'est pas imposable, alors que votre pension l'est. Sur un budget de retraité, cette différence compte.

Si votre taux d'incapacité est inférieur à 10 %, vous avez perçu une indemnité en capital plutôt qu'une rente. Cela n'ouvre pas de droit au départ anticipé, mais vos arrêts indemnisés restent pris en compte pour vos trimestres.

Vos arrêts de travail et vos trimestres

Les périodes indemnisées au titre d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle donnent 1 trimestre par période de 60 jours, dans la limite de 4 par an. Ces trimestres comptent pour atteindre le taux plein.

Pour la carrière longue, en revanche, ils ne comptent comme cotisés que dans la limite de 4 trimestres sur l'ensemble de la carrière, arrêts maladie compris. Un arrêt de longue durée ne permet donc pas de compenser des années non travaillées.

⚠️ Vérifiez que vos arrêts figurent bien sur votre relevé

Les périodes d'arrêt sont censées être reportées automatiquement, mais les oublis sont fréquents, surtout pour des arrêts anciens ou fractionnés. Conservez vos décomptes d'indemnités journalières et vos notifications de taux d'incapacité : ce sont les justificatifs qui permettront la régularisation.

Si vous ne pouvez plus travailler du tout

La pension d'invalidité s'adresse aux personnes dont la capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers. Elle n'ouvre pas de départ anticipé : à 62 ans, elle est remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, versée au taux plein.

La retraite pour inaptitude peut aussi être reconnue à l'âge légal par le médecin-conseil de la caisse. Elle donne, elle aussi, le taux plein sans condition de trimestres.

Côté emploi, si le médecin du travail vous déclare inapte, votre employeur doit chercher un reclassement. S'il n'en trouve pas, le licenciement pour inaptitude ouvre droit à une indemnité doublée lorsque l'inaptitude est d'origine professionnelle.

Les dispositifs ne se cumulent pas entre eux

Incapacité permanente, handicap, carrière longue, compte pénibilité : vous partez au titre d'un seul dispositif, celui qui vous est le plus favorable. Comparez-les avant de déposer votre dossier, car ils n'ouvrent pas les mêmes âges.

En revanche, les points du compte professionnel de prévention s'ajoutent à votre durée d'assurance et peuvent avancer votre départ de 2 ans au maximum. Et la rente, elle, se cumule toujours avec la pension.

Les démarches

  1. Rassemblez la notification de votre taux d'incapacité permanente, envoyée par votre caisse d'assurance maladie.
  2. Vérifiez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr, en particulier les périodes d'arrêt.
  3. Déposez votre demande 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée, en indiquant le dispositif au titre duquel vous partez.
  4. Si votre taux est compris entre 10 et 20 %, prévoyez un délai supplémentaire : le dossier passe devant une commission qui examine votre exposition aux risques.

Et dans votre cas ? Le simulateur applique les règles 2026 à votre carrière : âge de départ, décote éventuelle, pension de base et complémentaire.

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Questions fréquentes

Un accident du travail permet-il de partir plus tôt ?

Oui, avec la retraite pour incapacité permanente. Dès 60 ans si votre taux d'incapacité reconnu est d'au moins 20 %. Entre 10 et 20 %, le départ est possible jusqu'à 2 ans avant votre âge légal, à condition d'avoir été exposé au moins 17 ans à des facteurs de risque et après avis d'une commission.

La pension est-elle réduite dans ce cas ?

Non. Ce départ se fait au taux plein, sans décote, même s'il vous manque des trimestres.

Est-ce que je perds ma rente d'accident du travail en partant à la retraite ?

Non. La rente continue d'être versée et se cumule avec votre pension. Elle n'est pas imposable, contrairement à la retraite.

Mes arrêts de travail comptent-ils pour la retraite ?

Oui. Les périodes indemnisées pour accident du travail ou maladie professionnelle donnent 1 trimestre par période de 60 jours, dans la limite de 4 par an. Ces trimestres comptent pour le taux plein.

Et pour la carrière longue ?

Ces périodes comptent comme cotisées, mais seulement dans la limite de 4 trimestres sur toute la carrière, maladie et accident du travail confondus.

Que se passe-t-il si je ne peux plus travailler du tout ?

Deux voies existent. Si votre capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers, la pension d'invalidité prend le relais jusqu'à 62 ans, âge auquel elle est remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, versée au taux plein. Sinon, la reconnaissance d'inaptitude par le médecin-conseil permet aussi un départ au taux plein dès l'âge légal.

Mon employeur doit-il me reclasser ?

Si le médecin du travail vous déclare inapte, l'employeur doit rechercher un reclassement. À défaut, il peut engager un licenciement pour inaptitude, avec une indemnité doublée lorsque l'inaptitude est d'origine professionnelle.

Le compte pénibilité peut-il s'ajouter ?

Oui, si vous avez été exposé à certains risques (travail de nuit, équipes alternantes, travail répétitif, températures extrêmes, bruit, milieu hyperbare). Les points acquis peuvent avancer votre départ de 2 ans au maximum, indépendamment de l'incapacité.