⚡ La réponse en bref

Deux options sont sur la table pour 2027 : limiter la hausse des pensions de janvier (environ 2 % prévus par la loi), ce qui touche tous les retraités, ou supprimer l'abattement fiscal de 10 %, ce qui touche surtout les retraités imposables. Aucune n'est votée : le Parlement tranchera d'ici décembre.

< 6 Md€Effort demandé aux retraités
≈ 2 %Hausse prévue par la loi au 1ᵉʳ janv. 2027
4 439 €Abattement maximal par foyer
1ᵉʳ oct.Présentation du budget

Ce qui a été annoncé le 17 septembre 2026

Dans un entretien au Figaro publié le 17 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un budget 2027 prévoyant environ 54 milliards d'euros d'effort, pour viser un déficit de 5 % du PIB. La part demandée aux retraités sera inférieure à 6 milliards d'euros. Le Premier ministre ne tranche pas entre les deux options et renvoie le choix au Parlement, en assurant que les petites retraites seront protégées et qu'aucune pension ne diminuera en euros.

Le texte sera présenté en Conseil des ministres le 1ᵉʳ octobre 2026. Les modalités (seuil de protection des petites pensions, ampleur de la désindexation, éventuel remplacement de l'abattement par un forfait) ne sont pas connues à ce stade.

Calculez ce que chaque option vous coûterait

Option 1 : désindexation

Option 2 : fin de l'abattement

Estimation simplifiée, par an, pour l'année 2027. Hypothèse d'inflation : 2 % hors tabac (Insee, note de conjoncture du 10 septembre 2026). L'impact fiscal est calculé à votre tranche marginale, sans tenir compte de la décote ni des effets sur le revenu fiscal de référence (CSG, aides). Le minimum de 454 € s'apprécie en réalité par pensionné. Les mesures réellement votées peuvent différer.

Option 1 : la désindexation des pensions

Chaque 1ᵉʳ janvier, les pensions de base sont revalorisées selon l'inflation. L'Insee prévoit 2,1 % d'inflation en moyenne en 2026 et environ 2 % hors tabac, ce qui donnerait une hausse d'environ 2 % en janvier 2027. Désindexer consiste à accorder moins, voire rien. Cette option touche tous les retraités, imposables ou non, en proportion de leur pension de base. Son effet est durable : la hausse manquée n'est pas rattrapée les années suivantes.

L'été dernier, une piste consistait à ne geler que les pensions au-dessus d'un seuil, évoqué autour de 3 000 € par mois. Le gouvernement n'a pas précisé le mécanisme qu'il retiendrait pour protéger les petites retraites.

Option 2 : la suppression de l'abattement de 10 %

Les pensions bénéficient d'un abattement de 10 % avant calcul de l'impôt, avec un minimum de 454 € par pensionné et un plafond de 4 439 € par foyer (revenus 2025 déclarés en 2026). Le supprimer augmente le revenu imposable. Cette option touche surtout les retraités imposables, et d'autant plus que leur tranche est élevée : au maximum 4 439 € × 45 %, soit près de 2 000 € d'impôt en plus par an pour un foyer à la tranche la plus haute. Les retraités non imposables ne paieraient en général pas d'impôt, mais leur revenu fiscal de référence augmenterait, ce qui peut les faire changer de taux de CSG ou perdre certaines aides.

En 2025, le gouvernement avait proposé de remplacer cet abattement par un forfait de 2 000 € par personne ; la mesure avait été abandonnée. Une variante de ce type pourrait revenir dans le débat.

Qui perd le plus avec chaque option ?

ProfilDésindexationFin de l'abattement
Petite pension, non imposableTouché (sauf protection spécifique)Pas d'impôt en plus, mais revenu fiscal de référence plus élevé
Pension moyenne, tranche à 11 %TouchéTouché modérément
Pension élevée, tranche à 30 % ou plusTouchéFortement touché, jusqu'au plafond de 4 439 €

Le calculateur ci-dessus permet de situer votre cas. Pour une vision complète de votre future pension, y compris la complémentaire, utilisez notre simulateur de retraite.

Le calendrier à surveiller

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Questions fréquentes

Que prévoit le budget 2027 pour les retraités ?

Le 17 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un effort inférieur à 6 milliards d'euros demandé aux retraités, dans un budget prévoyant environ 54 milliards d'euros d'économies. Deux options sont proposées : une désindexation au moins partielle des pensions, ou la suppression de l'abattement fiscal de 10 %. Le choix est renvoyé au Parlement.

Les pensions vont-elles baisser en 2027 ?

Selon le gouvernement, aucune pension ne diminuera en euros et les petites retraites seront protégées. L'enjeu porte sur la hausse du 1er janvier 2027 : la loi prévoit environ 2 % au vu de l'inflation, une désindexation la réduirait ou la supprimerait. En euros constants, c'est donc une perte de pouvoir d'achat.

Qui serait le plus touché par la suppression de l'abattement de 10 % ?

Les retraités imposables, et d'autant plus que leur tranche d'imposition est élevée, dans la limite d'un abattement de 4 439 € par foyer. Les retraités non imposables ne paieraient en général pas d'impôt supplémentaire, mais leur revenu fiscal de référence augmenterait, ce qui peut modifier leur taux de CSG ou leur accès à certaines aides.

Qui serait le plus touché par une désindexation ?

Tous les retraités, imposables ou non, en proportion de leur pension de base. L'effet est durable : une hausse manquée en 2027 n'est pas rattrapée les années suivantes, sauf décision contraire.

Quand saura-t-on ce qui est décidé ?

Le projet de budget est présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026, puis examiné par le Parlement jusqu'en décembre. La mesure retenue ne sera connue qu'à l'issue des votes. Cette page est mise à jour à chaque étape.

L'Agirc-Arrco est-elle concernée ?

Non. La valeur du point Agirc-Arrco est fixée par les partenaires sociaux, pas par le budget de l'État. Sa revalorisation au 1er novembre 2026 sera décidée en octobre par le conseil d'administration du régime.