Cette page décrit le régime type du métier. Votre cas dépend de votre employeur, de vos statuts successifs et de votre carrière : confirmez sur info-retraite.fr, qui regroupe tous vos régimes.
Votre régime : Profession libérale — CNAVPL
Votre retraite repose sur deux étages en points, aux règles distinctes. Le régime de base est commun à (presque) tous les libéraux et géré par la CNAVPL : la pension se calcule nombre de points × valeur du point (0,6599 € en 2026) × taux de liquidation. La complémentaire obligatoire, elle, n'est PAS gérée par la CNAVPL mais par votre section professionnelle (CARMF, CARPIMKO, CAVP…), chacune avec sa propre valeur de point et ses propres barèmes. Vous avez donc deux « compteurs de points » parallèles.
Deux exceptions importantes : les avocats ne relèvent pas de la CNAVPL mais de la CNBF (caisse autonome, base et complémentaire) ; et les libéraux non réglementés ayant créé leur activité depuis 2018 relèvent du régime général (SSI), pas de la CNAVPL.
Votre caisse selon votre métier
Le régime de base est identique, mais votre complémentaire — souvent la plus grosse part de la pension — dépend de votre section :
- CARMF : médecins — complémentaire réputée généreuse (souvent ~70 % de la pension totale).
- CARCDSF : chirurgiens-dentistes et sages-femmes.
- CARPIMKO : infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes.
- CAVP : pharmaciens · CARPV : vétérinaires · CAVEC : experts-comptables.
- CIPAV : architectes, ingénieurs, psychologues, consultants et une vingtaine d'autres professions.
Trimestres, taux et âge en 2026
Subtilité clé : ce sont les points qui déterminent le montant, mais les trimestres tous régimes confondus qui fixent le taux de liquidation (100 % au taux plein, minoré sinon). L'âge légal suit le droit commun : de 62 ans 9 mois à 64 ans selon la génération, avec la suspension de la réforme 2023 pour les générations 1964-1968 (âge gelé, durée à 170 trimestres). Une majoration de 10 % de la pension est accordée aux parents d'au moins 3 enfants.
Vos leviers prioritaires
- Identifier votre caisse (CARMF, CARPIMKO, CIPAV…) : les barèmes de complémentaire diffèrent énormément d'une profession à l'autre.
- Choisir sa classe de cotisation : à la CIPAV, la CAVP ou la CAVEC, vous pouvez opter pour une classe supérieure et augmenter vos droits futurs.
- Racheter ses années d'études : particulièrement rentable pour les professions à longues études, surtout dans les 10 ans suivant le diplôme (tarif réduit).
- PER pour compléter, d'autant plus utile que le taux de remplacement libéral est faible (souvent 30 à 40 % du dernier revenu).
Claire, 60 ans, profession libérale
Carrière libérale, affiliée à sa caisse de métier.
Base CNAVPL en points + complémentaire selon le barème de sa caisse.
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Questions fréquentes — retraite du profession libérale
Qui gère la retraite des professions libérales ?
La CNAVPL gère le régime de base, commun à tous ; la complémentaire est gérée par l'une des 10 sections professionnelles (CARMF, CIPAV, CARPIMKO…) selon le métier. Les avocats font exception : ils relèvent de la CNBF, totalement à part.
Comment se calcule la pension de base ?
Nombre de points × valeur du point (0,6599 € en 2026) × taux de liquidation. Les trimestres tous régimes fixent le taux ; les points fixent le montant.
La retraite libérale est-elle en points ?
Oui, la base CNAVPL et les complémentaires fonctionnent en points, contrairement aux 25 meilleures années du privé.
Puis-je racheter mes années d'études ?
Oui, au régime de base CNAVPL, dans la limite de 12 trimestres. Le tarif est réduit dans les 10 ans suivant la fin des études — très avantageux pour qui s'installe tôt.
Comment compléter une retraite libérale ?
Par un PER (ex-Madelin), d'autant plus utile que le taux de remplacement libéral est souvent limité à 30-40 % du dernier revenu.