⚠️ Outil pédagogique, pas un conseil

Ce simulateur illustre un débat public avec des hypothèses simplifiées et affichées (cotisations 28 %, rendement implicite répartition 1,5 %, rente 4 %). Il ne constitue ni un conseil en investissement ni une estimation de vos droits réels — pour ceux-ci, consultez info-retraite.fr.

Comment lire ces résultats

L'écart entre les deux barres est réel : c'est l'argument central des partisans de la capitalisation, et il serait malhonnête de le minimiser. Mais trois éléments le relativisent, et il serait tout aussi malhonnête de les taire. D'abord le risque : le scénario « médian 4 % » suppose 40 ans de marchés cléments, et la ligne krach montre ce qu'un mauvais timing coûterait. Ensuite la transition : basculer coûterait environ 20 milliards d'euros par an pendant des décennies — ce simulateur compare deux régimes de croisière, pas le chemin de l'un à l'autre. Enfin la solidarité : la répartition valide des trimestres pour les enfants, le chômage ou la maladie ; un capital individuel ne crédite que ce qui est versé. Pour le tour complet des arguments, lisez notre analyse du débat répartition vs capitalisation.

Questions fréquentes

D'où vient le taux de 28 % de cotisations ?

C'est l'ordre de grandeur des cotisations retraite totales d'un salarié du privé sous plafond : retraite de base (CNAV) + complémentaire Agirc-Arrco, parts salariale et patronale confondues. Le taux exact varie selon le salaire et le statut ; 28 % est une approximation pédagogique, affichée pour que vous puissiez juger le calcul.

Pourquoi comparer à un rendement de 1,5 % pour la répartition ?

La répartition n'est pas un placement, mais les économistes calculent son « rendement implicite » (ce que rapportent vos cotisations en pension future) : il est généralement estimé entre 1 et 2 % par an en France. Nous utilisons 1,5 % comme point médian. Détail qui valide le modèle : avec ce taux, un salaire moyen sur une carrière complète aboutit à ~1 640 €/mois — très proche de la pension moyenne française réelle (1 705 € bruts, DREES).

Ce simulateur prouve-t-il que la capitalisation est meilleure ?

Non, et il ne le prétend pas. Il montre l'écart de rendement espéré, qui est réel — mais ce rendement supérieur rémunère un risque (voyez la ligne « krach »), et le calcul ignore volontairement deux réalités : le coût de transition (les actifs paieraient deux fois pendant des décennies) et les mécanismes de solidarité de la répartition (trimestres enfants, chômage, minimum contributif) qu'un capital individuel n'offre pas.

La règle des 4 % pour la rente, c'est quoi ?

Une convention répandue : prélever chaque année 4 % du capital constitué, pour qu'il dure environ 25-30 ans. C'est une hypothèse, pas une garantie — une rente viagère réelle dépend de l'âge, des taux et de l'assureur.

Puis-je capitaliser dès maintenant sans attendre une réforme ?

Oui : le PER (Plan Épargne Retraite), l'assurance-vie et l'épargne salariale sont de la capitalisation volontaire, déjà disponibles avec des avantages fiscaux. Ce simulateur est informatif et n'est pas un conseil en investissement : pour des décisions de placement, consultez un professionnel.

Du débat au concret

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